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CONSEILS POUR ORGANISER UNE ADORATION EUCHARISTIQUE

 

 

1 -   Disposition des lieux et contexte :

Le Saint Sacrement quand il est exposé n’est pas un fond de décor, devant lequel on fait des choses. C’est Jésus en personne qui est là et au quel on s’adresse exclusivement. L’idée de dire le chapelet ou de chanter un chant à Saint Cucufa devant lui est déjà un peu cocasse, mais les témoignages et autres étalages de subjectivité sont particulièrement indécents quand le Maître est là, si sensiblement offert pour nous.

Seuls des chants s’adressant au Christ, des lectures bibliques, de courtes explications, des invocations et prières ont leur place à côté de temps de silence, soutenus ou non par des instruments.

Visuellement, il importe que le Saint Sacrement soit le centre de tout, vivement éclairé, signalé par de nombreux cierges, logé au cœur d’un espace désencombré dont il est clairement le centre.

 

2 -   Manière de nourrir la prière :

Une adoration peut être totalement silencieuse, mais, dans ce cas, il importe, sauf pour des personnes très habituées à l’oraison mentale, d’avoir fourni auparavant des explications pour guider la prière. Souvent une feuille donnant des indications et des textes sera utile. On a le droit de dire un office devant le Saint Sacrement exposé, soit une partie de l’Office divin, soit un office spécialement composé pour la circonstance avec chants et lectures. Par contre, la célébration de la messe est proscrite.

Que ce soit dans la préparation ou dans le cours de l’adoration, il faut que celui qui dirige l’adoration soit bien conscient qu’il lui revient non seulement de motiver les participants pour la prière intérieure, en fournissant par exemple des beaux textes de prière, mais surtout de donner un fil conducteur pour guider la méditation personnelle.

Dans la tradition qui est la nôtre, ce fil conducteur est fourni par la vie intérieure de Jésus, qu’il s’agit d’approcher respectueusement au cours de la prière devant le Saint Sacrement : sûrs qu’il est là dans sa réalité charnelle, nous voulons encore apprendre à connaître son Cœur, à communier amoureusement à ses pensées et à ses volontés pour en être revêtus. La tâche de celui qui introduit est de rendre sensible la beauté inouïe de chaque geste et chaque parole, pour conduire à cette admiration pleine de joie qui s’appelle proprement : « adoration ».

L’expérience prouve qu’il ne suffit pas d’un seul aperçu pour nourrir l’adoration, sauf grâce particulière. L’attention se relâche vite, si l’on essaie de tenir indéfiniment même une très belle considération sur le Christ. Le schéma ternaire répond à une constatation de bon sens : sur une heure, il est possible de s’arrêter trois fois sur un aspect différent de la réalité que l’on veut méditer. Ces trois aspects ont intérêt à être coordonnés selon une certaine logique, pour que l’esprit n’ait plus à s’embarrasser de tenir ensemble des réflexions disparates et que l’on ait le sentiment que le rapprochement n’est pas bricolé pour la circonstance mais qu’il jaillit en quelque sorte du mystère lui-même. Si l’on a décidé par exemple de contempler « l’abaissement du Christ », on aimera penser à ce triple abaissement qu’est 1° celui de son Incarnation, 2° celui de sa Passion et 3° celui de sa présence eucharistique au milieu de nous, par exemple.

Le travail suivant consistera à trouver un texte biblique qui illustre chaque point, assez connu pour ne pas nécessiter trop d’explications, mais suffisamment développé pour ouvrir l’esprit et le cœur à la richesse cachée du mystère.

Restera encore une tâche pour le présentateur : il est important de conduire la méditation en fournissant sur chaque point des amorces de contemplation. Si la prière est guidée à haute voix, ce seront des phrases dites lentement à Jésus (« ô, mon bon Jésus, … » ). Si c’est sur une feuille distribuée à tous, on indiquera quelques pistes, des « élévations », comme on disait jadis : « adorons Celui qui est venu ainsi parmi nous incognito », « adorons Celui qui a renoncé à tout pour partager notre vie », « adorons Jésus venu dans le dénuement », « offrons lui notre cœur et demandons-lui de nous faire aimer notre condition d’homme puisqu’il ne l’a pas négligée ». Les « pistes » sont par principe en nombre variable et ne prétendent pas à une organisation logique, à la différence des « points », ce sont comme autant de pétales de fleur effeuillées devant la Majesté de Dieu. Il est bon que telle ou telle de ces pistes soient une manière de nous approprier le mystère en demandant d’en recevoir le fruit. Très loin d’un  examen de conscience qui n’a pas là sa place, cette considération vient à la fin, quand le Christ a été contemplé d’abord pour lui-même.

 

Restera à donner à ces éléments de contemplation un tour plus affectif, plus cordial, en proposant les paroles d’un chant ou d’un poème, ou encore d’un psaume que le priant pourra réciter même à voix basse avant de passer à la considération suivante.

 

N’oublions pas qu’il existe des collections de feuilles d’adoration montmartroises entre les mains du P. Roder et que deux livres publiés donnent les meilleurs de ces feuilles (Cent Regards sur le Christ eucharistique et Cent nouveaux Regards sur le Christ eucharistique, ce dernier existe encore ne nombre je suis prêt à satisfaire les commandes assorties de 15€).