MISSION À DAMMARIE-LÈS-LYS

(Seine et Marne)

 

La Communauté s’est investie, à la demande du curé de la paroisse Notre-Dame de la Visitation — ce qui a touché au cœur toute la communauté, la ville d’Aïn karem étant le lieu traditionnel de la Visitation —, dans une mission sur plusieurs années sur l’ensemble des cités de la ville. Bien entendu, comme chaque fois que c’est possible, il s’agit d’impliquer au maximum la communauté paroissiale, afin se stimuler un élan missionnaire au sein des paroisses elles-mêmes. Après quelques réunions rassemblant le curé de la paroisse, quelques paroissiens actifs et des membres de la Communauté, un schéma de mission est conclu : porte-à-porte dans les barres et les cités, une permanence de prière à l’église pendant que les autres missionnaires iraient au contact des habitants ; animation de toute la Semaine Sainte avec tous les grands offices et un Chemin de Croix dans la ville, tout en poursuivant le porte-à-porte tous les jours.

Un bon nombre de paroissiens se sont engagés dans cette mission, parfois après avoir bien hésité, nul n’est prophète en son pays, et toutes les questions que l’on se pose…

Quelques binômes sont formés (un paroissien et un membre AK), et en route pour les cages d’escalier et les zones pavillonnaires. Bien sûr les gens ont reçu un courrier de la paroisse leur annonçant le passage de missionnaires dans les jours suivants.

Le nombre des binômes augmente de jour en jour au fur et à mesure que les personnes peuvent se libérer, et une vie communautaire s’installe rassemblant tous les missionnaires autant de Dammarie que de la communauté Aïn Karem : prière commune, repas en commun partage des tâches, et jusque dans les familles qui ont offert le gîte aux membres de la communauté. Une grande famille s’est ainsi constitué ayant le même désir : annoncer Jésus Christ à ceux qui ne la connaissent pas, ou qui l’ont un peu oublié.

Et en route pour le porte-à-porte. Nous partons avec un plan de la ville sur lequel ont été tracé au feutre les rues à visiter pour chaque journée afin de ne laisser aucun lieu ignoré. Malheureusement, une semaine, c’est un peu court, et de plus il y a beaucoup d’absents. En plus de quelques documents de la paroisse, il y a aussi quelques feuilles afin de pouvoir noter des rendez-vous ou des informations qui serviront par la suite à un suivi des personnes qui le désirent (baptême, catéchisme des enfants, mariage, malades à visiter…)

Au retour des missionnaires, en fin d’après-midi, avant les vêpres, réunion générale, bilan de la journée ; avec remontée des rencontres, les faits joyeux et parfois tristes au cours des entretiens, les fioretti du jour. C’est une chose importante de ramener à l’ensemble des participants les expériences des uns et des autres, afin de réconfortés ceux qui oint “ramé” toute l’après-midi et sont revenus avec un filet autant dire vide (personne, refus — rares heureusement), mais aussi pensons à ceux et celles qui sont restés à l’église devant le Saint-Sacrement pour confier au Seigneur la mission, et aussi à celles qui ont accepté d’assumer les tâches ingrates de la bonne marche matérielle (nous ne sommes pas de purs esprits !)

Mais ce n’est pas tout, c’est la Semaine Sainte, et il y a le triduum pascal à prépare et à organiser. Il est prévu de solenniser comme il se doit les offices (former une bonne équipe liturgique, une chorale, décorer l’église…). Et aussi organiser un Chemin de Croix dans les rues de la ville, et là, il y a eu quelques craintes de certains qui connaissent bien le genre de population des quartiers. Mais c’est décidé, on le fera. Seulement il n’y a pas de croix assez grande et marquante ; il faut trouver un menuisier qui fasse vite une crois haute et bien visible.

Vendredi Saint, rendez-vous sur la place devant le marché à midi. Une petite foule entoure la croix les 14 stations s’échelonnent au long du parcours, avec les chants et textes appropriés. Dans l’ensemble, tout s’est bien passé, il y a eu, bien sûr quelques exclamations hostiles, mais cela n’a pas empêché le bon déroulement de ce chemin de Croix. Les craintes ont été oubliées et il a été décidé de recommencer les années suivantes, ce qui a été fait en changeant de quartier à chaque fois.

Quel aura été le résultat de ces trois années à Dammarie-lès-Lys, ce n’est pas à nous d’en juger, espérons que d’autres pourront moissonner largement et que dieu soit Glorifié par un plus grand nombre de Dammariens.